Communication - Presse
La Colombie face à une urgence humanitaire après le séisme le plus violent depuis plus de vingt ans

Chaque jour compte pour venir en aide aux enfants touchés par le séisme en Colombie.
Le 10 août 2026, à 7h34 du matin, la terre a tremblé violemment à San José del Palmar, dans le Chocó. Un séisme de magnitude 7,4, suivi de deux répliques, a dépassé en intensité le tristement célèbre tremblement de terre d'Armenia de 1999 et a laissé une empreinte profonde dans l'ouest colombien.
Un bilan qui continue de s'alourdir
Selon les rapports préliminaires arrêtés à 14h00, le séisme a fait jusqu'à présent 74 morts et 219 blessés dans tout le pays. Les chiffres illustrent l'ampleur de la catastrophe : 100 blessés à Manizales, 69 dans le Chocó et 50 dans le Valle del Cauca. C'est dans ce dernier département que se concentre une grande partie du drame, avec 27 morts, dont cinq enfants et adolescents qui étaient hospitalisés à l'Hôpital universitaire de la région.
Au total, 16 départements et 44 municipalités signalent des dégâts, avec un impact critique dans cinq villes : Chocó, Valle del Cauca, Risaralda, Quindío et Caldas.
Des infrastructures durement touchées
La catastrophe a également paralysé une grande partie de la mobilité et des services essentiels dans la région. Cinq aéroports ; Quibdó, Pereira, Manizales, Armenia et Cartago restent fermés en raison de dommages structurels, tandis que l'aéroport de Popayán fonctionne avec des restrictions supplémentaires à cause de l'alerte orange liée au volcan Puracé.
Les autorités font état de plus de 1 680 habitations endommagées et 77 détruites, ainsi que 61 bâtiments effondrés. Parmi eux, 24 établissements scolaires, 20 centres de santé et 17 centres communautaires ont été touchés, en plus de quatre axes routiers interdépartementaux totalement coupés à l'ouest du pays.
Face à l'ampleur du désastre, le Comité national de gestion des risques a déclaré l'état de Catastrophe nationale, permettant ainsi de débloquer des ressources exceptionnelles pour coordonner la réponse humanitaire dans les départements sinistrés.
La réponse de l'UNICEF : protéger l'enfance au cœur du chaos
Les équipes de l'UNICEF travaillent déjà sur le terrain, aux côtés des autorités, des agences onusiennes et des partenaires locaux, pour évaluer les besoins les plus urgents. La réponse se concentre sur quatre axes clés :
- Eau, assainissement et hygiène (WASH) : distribution de kits d'hygiène avec une approche différenciée et mise en place de points d'eau sécurisée dans les abris.
- Santé et nutrition : dépistages nutritionnels, suivi de la santé maternelle et soutien psychosocial pour les enfants confrontés à la peur, la tristesse et la frustration après le séisme.
- Protection de l'enfance : aménagement d'espaces adaptés aux enfants dans les abris et prévention des risques tels que la séparation familiale, la violence et l'exploitation infantile, aggravés par la surpopulation.
- Éducation : création d'espaces temporaires d'apprentissage et de soutien psychosocial pour assurer la continuité scolaire des enfants touchés.
Alors que la situation continue d'évoluer heure après heure, une certitude demeure : des milliers d'enfants et de familles ont besoin d'une aide urgente pour reconstruire leur vie. Chaque don compte pour leur apporter de l'eau potable, une protection et de l'espoir.
Source : UNICEF Colombie, Rapport sur les besoins humanitaires, 10 août 2026.